mercredi 17 mai 2017

Tribune d'universitaires pour l'élection d'une majorité présidentielle



TRIBUNE D’UNIVERSITAIRES POUR L’ÉLECTION D’UNE MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE


NB : Tout chercheur et universitaire qui souhaite signer s'adresse à natalie.petiteau@wanadoo.fr en indiquant : nom, statut, disciple, établissement

Nous, signataires de la Tribune publiée en faveur d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, tenons tout d’abord à féliciter notre nouveau président, y compris pour le fait qu’il a su prendre acte, dès le soir de son élection, de ce que les 66 % d’électeurs qui ont voté pour lui ne lui ont pas donné un blanc-seing. Nous savons qu’il ne l’oubliera pas.

Le choix d’un Premier ministre issu de la droite, la nomination d’un ministre de l’enseignement supérieur de plein exercice, la composition d’un gouvernement pluraliste, transcendant les traditionnels clivages partisans et associant personnalités du monde politique et de la société civile, unis par la même volonté de progrès et de réussite, sont un premier signe fort de sa volonté de répondre au besoin des Français d’un profond renouvellement dans l’action politique.

Mais si nous voulons que ce quinquennat réussisse, il est essentiel que les élections législatives de juin prochain débouchent sur une vraie majorité présidentielle. Donner une majorité au nouveau gouvernement, c'est remettre la France et l’Europe en marche. Ne pas lui donner cette majorité, ce serait empêcher l’Europe de redevenir une vraie promesse de paix et de liberté, de protection et de prospérité. Ce serait aussi priver la France de réaliser enfin les profondes réformes dont elle a besoin et d’aller vers ce changement de vie politique que les électeurs ont appelé de leurs vœux. Présidée par un homme privilégiant une approche humaniste des affaires publiques, la France pourra enfin  retrouver avec lui le rôle qu'elle mérite au sein de l'Europe et du monde. La vision philosophique d'Emmanuel Macron repose en effet sur un personnalisme adapté au monde contemporain, c'est- à dire susceptible de favoriser l'émergence politique et sociale d'une ambition européenne dynamique, ouverte et respectueuse de la diversité des cultures.

Assurer au nouveau président une majorité qui lui permettra de mettre en œuvre son programme, c’est nous donner, à nous tous, les moyens d’une politique ambitieuse pour la culture, l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche (ESR). Rétablir les classes bilangues, relever le défi des humanités numériques, organiser des structures efficaces pour les élèves en difficulté, transmettre à tous une culture humaniste, adapter les filières professionnalisées aux attentes d’une économie concurrentielle et modernisée sont autant de moyens pour construire la France du XXIe siècle.

Il faut donner au nouveau gouvernement les moyens de mener sans tarder la politique proposée par Emmanuel Macron pour l’enseignement supérieur et la recherche. Promouvoir une société de la connaissance et de l’innovation, faire de l’ESR une priorité nationale, assurer l’excellence de la formation pour faciliter l’insertion dans l’emploi, renforcer l’offre de logements pour les étudiants, construire un espace européen de l’ESR, faire de l’université le lieu de la formation tout au long de la vie, sanctuariser le budget de l’ESR, augmenter les moyens dans le cadre du Programme d’Investissement d’Avenir et de l’Agence Nationale pour la Recherche sont des mesures annoncées et attendues. Il faut donc donner au nouveau gouvernement la possibilité de libérer rapidement les énergies universitaires : diversifier les sources de financement, autoriser la pleine autonomie de la gestion des ressources, faciliter les partenariats entre les entreprises et la recherche publique, faciliter les regroupements cohérents entre universités et écoles sont les promesses d’une plus grande réussite de notre ESR en Europe et dans le monde.

Faire bénéficier les universités d’une liberté de stratégie et d’organisation, leur laisser librement organiser leur offre de formation et leur recherche, définir pour elles, en concertation, une réglementation réduite, leur laisser le choix de leur gouvernance, les autoriser à préciser les prérequis de leurs formations, simplifier les procédures d’évaluation sont autant d’engagements pris par le président Emmanuel Macron devant la Conférence des Présidents d’Université qui doivent pouvoir être tenus au plus vite. C’est ainsi que la France réaffirmera son rôle de nation des Lumières.

Car la France a été digne de l’héritage des Lumières en écartant le danger mortifère de l’extrême droite lors des élections présidentielles. Mais nous sommes conscients que le président Emmanuel Macron ne dispose que de cinq courtes années pour faire en sorte que cette relégation soit définitive. Cinq courtes années pour réduire de manière significative le chômage et résoudre les difficultés sociales et territoriales qui ont contribué à la marginalisation de populations entières, favorisant l'émergence et la consolidation de positions extrémistes.

La recomposition de la vie politique française qui est en cours est une chance pour notre démocratie que nous ne devons pas laisser passer. Pour cela, il faut élire les députés  de la République en Marche, incarnation du renouvellement, de la transparence et de la moralisation de la vie publique. La France modernisée et solidaire dont nous rêvons, attachée à la liberté, au progrès social et à la laïcité, est à portée de main. Ne tournons pas le dos à notre avenir.


Natalie Petiteau, professeure des universités, historienne, Université d’Avignon
Jacques-Olivier Boudon, professeur des universités, historien, Université Paris Sorbonne
 Alfred Grosser, professeur des universités émérite, sociologue, historien et politologue
Henry Rousso, directeur de recherche au CNRS, historien
Yves Brechet, professeur des universités, haut commissaire à l'énergie atomique,  INP Grenoble
Claude-Isabelle Brelot, professeure des universités émérite, historienne
Étienne François, professeur des universités, historien, Université libre de Berlin
Guido Castelnuovo, professeur des universités, médiéviste, Université d’Avignon
Daniel-Odon Hurel, directeur de recherche au CNRS, historien
Jean Garrigues, professeur des universités, historien, Université d’Orléans
Anne Raffarin, maîtresse de conférences, latiniste, Université Paris Sorbonne
Thibault Tellier, professeur des universités, historien, IEP de Rennes
François Genton, professeur des universités, germaniste, Université Grenoble Alpes
Jean-Philippe Derosier, professeur agrégé de droit public, Université de Lille 2
Edouard Kaminski, professeur des universités, sciences de la terre, Institut de physique du globe, Université Sorbonne Paris Cité
Franck Neveu, professeur des universités, linguiste, Université Paris-Sorbonne
Denis Peschanski, directeur de recherche au CNRS, historien
Pascal Thomas, professeur des universités, mathématicien, Université Paul Sabatier
Emmanuel Droit, historien, directeur adjoint du Centre Marc Bloch à Berlin
Pierre Allorant, professeur des Universités, historien du droit, Université d’Orléans
Liliane Sprenger-Charolles, directrice de recherche au CNRS émérite, psychologue-cognitive
Christel Müller, professeure des universités, historienne, Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Dominique Trimbur, chercheur associé, historien, Centre de recherche français à Jérusalem
Olivier Sandre, directeur de recherche au CNRS, physicochimiste, Université et INP Bordeaux
Françoise Knopper, professeure des universités émérite, germaniste, Université de Toulouse Jean Jaurès
Jannick Ingrin, Directeur de recherche au CNRS, sciences de la terre et de l'univers, Université Lille 1
Philippe Lane, professeur des universités, linguiste, Université de Rouen
Pierre-Yves Beaurepaire, professeur des Universités, historien, Université Côte d’Azur
Damien Malinas, maître de conférences, sociologue, Université d’Avignon
Thierry Gallèpe, professeur des Universités émérite, germaniste, Université de Bordeaux Montaigne
Jérôme Vaillant, professeur des universités émérite, civilisation allemande contemporaine, Université de Lille 3
Thierry Gontier, professeur des universités, philosophe, Université Jean Moulin
Anne Vial-Logeay, maîtresse de conférences, latiniste, Université de Rouen Normandie
Jean-François Courtine, professeur des universités et membre honoraire IUF, philosophe, Université Paris-Sorbonne
Christophe Neff, maître de conférences, géographe, en poste à Grünstadt (Allemagne)
Dominique Colas, professeur émérite de science politique, Science Po Paris
Patrice Neau, professeur des universités émérite, germaniste, Université de Nantes
François Bafoil, directeur de recherche au CNRS, sociologue, CERI Sciences Po
Stéphane Zaleski, professeur des universités, mécanique, Université Pierre et Marie Curie
Georges Linarès, professeur des universités, informaticien, Université d'Avignon
François Genton, professeur des universités, germaniste, Université Grenoble Alpes
Erika Tunner, professeur des universités émérite, germaniste, Université Paris-Est
Patrizia de Capitani, professeure des universités, littérature italienne, Université Grenoble Alpes
Jan-Adrianus Veenstra, professeur des universités, biologie, Université de Bordeaux
Alessandro Giacone, maître de conférences, italianiste, Université de Grenoble Alpes
Renaud Dorandeu, professeur des universités, sciences politiques, Université Paris Dauphine
Jean-Pierre Le Dantec, ingénieur et historien, ancien directeur de l'ENS d'architecture de Paris-la-Villette
François Villa, professeur des universités, psychopathologie, Université Paris Diderot Sorbonne Paris Cité
Ginette Vagenheim, maîtresse de conférences-HDR, philologue, Université de Rouen Normandie et IUF
Éric Vial, professeur des Universités, historien, Université de Cergy-Pontoise
Bistagne, maîtresse de conférences, philologue, Université d’Avignon et IUF
Jean-François Eck, professeur des universités émérite, historien, Université Lille 3
Marie-Karine Schaub, maître de conférences, historienne, Université Paris Est-Créteil
Jean-Yves Frétigné, maître de conférences, historien, Université de Rouen
Hélène Miard-Delacroix, professeure des Universités, germaniste, Université Paris Sorbonne
Annie Fourcaut, professeure des Universités émérite, historienne
Hans Stark, professeur des universités, civilisation allemande, Université Paris-Sorbonne
Alya Aglan, professeure des Universités, historienne, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Annie Dubourdieu, maîtresse de conférences émérite, latiniste, Université Paris Sorbonne
Jean-François Courtine, professeur des universités et membre honoraire IUF, philosophe, Université Paris-Sorbonne
Régis Revenin, historien, maître de conférences, Université Sorbonne Paris Cité
Michel Grunewald, professeur des universités émérite, germaniste, Université de Lorraine
Michèle Weinachter, maîtresse de conférences, germaniste, Université de Cergy-Pontoise
Chantal Metzger, professeure des universités émérite, historienne, Université de Lorraine-Nancy
Jean-Jacques Briu, professeur des universités émérite, linguiste, Université Paris Nanterre
Anne-Marie Saint-Gille, professeure des universités émérite, germaniste, Université Louis Lumière Lyon 2
Jean-Paul Cahn, professeur des universités émérite, civilisation allemande, Université Paris Sorbonne
Marielle de Franchis, maîtresse de conférences, latiniste, Université de Paris Sorbonne
Marie Brunhes, maître de conférences, études germaniques, Université Lille 3
Claude Cazalé, professeur des universités émérite, études italiennes, Université Paris Ouest Nanterre
Jean-Claude Lescure, professeur des universités, historien, Université de Cergy-Pontoise
François Rivenc, professeur émérite de philosophie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Laurence Villard,  professeure émérite de langue et littérature grecques, Université de Rouen
Clarisse Herrenschmidt, chercheur CNRS, linguiste en anthropologue
Bernard Colasse, professeur des universités, sciences de gestion, Université Paris Dauphine
Gérard Valin,  ancien directeur général du groupe ESSEC

Nouveaux signataires depuis la tribune des présidentielles

André Petitjean, professeur des universités émérite, sciences du langage, Université de Lorraine
Kees Van der Beek, directeur de recherche au CNRS, physicien, École Polytechnique-Paris Saclay
Sylvain Gigan, professeur des universités, physicien, Université Pierre et Marie Curie et IUF
Frédéric Meyer, professeur des universités, historiens, Université Savoie Mont-Blanc
Ludovic Viallet, Maître de Conférences HDR, historien, Université de Clermont Auvergne
Jean-Philippe Pierron, professeur des universités, philosophe, Université Jean Moulin Lyon 3
Catherine Brice, professeure des universités, historienne, Université Paris Est Créteil
Fabrice Mouthon, maître de conférences, historien, Université de Savoie Chambéry
 Laurent Simon, professeur des universités, géographe, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Jean-Paul Sermain, professeur des universités, littérature française, Université de la Sorbonne Nouvelle Paris 3


Des universitaires étrangers ont souhaité s’associer à la démarche
Wilfried Loth, professeur des universités émérite, historien, Université de Duisbourg-Essen
Reiner Hudemann, professeur des universités émérite, historien, Université Paris Sorbonne











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